Olga De Bastier Strasbourg

Dans une tentative de redéfinition de ce qui fait nature et ce qui fait paysage, Olga de Bastier questionne notre rapport aux interstices urbains et notre capacité à les remarquer — ou plutôt à les ignorer. Chantiers inaccessibles, paysages esseulés : ses installations s’inspirent des formes, couleurs et matières minérales qui pullulent autour d’elle. Par des jeux de reproduction, ces formes trop souvent invisibles s’émancipent du réel et brouillent les frontières entre réalité et simulacre. En recontextualisant les espaces en (dé)construction qui la fascinent, elle tente de matérialiser la poésie discrète du quotidien et de rattraper le souvenir d’un paysage trop fuyant.

bientôt la terre s’est écroulée et les pierres une à une, ma mère y a mis un filet
5 stères de jute à dérouler pour stopper la terre de partir
Olga de Bastier, extrait de Quelque chose de tu, installation matériaux mixtes (texte en transfert, béton, carton, rubalise), 2025